HyFacts #3: L’Australie et la Chine intègrent l’hydrogène à leur développement.

 – Mobilité –

  • Drone: 3 heures d’autonomie avec une drone à hydrogène.
  • Toyota vise une baisse de 50% du coût des composants d’un FCEV d’ici 2020.
  • Economie: Les véhicules à hydrogène moins chers que les véhicules à batterie à partir de 2040.
  • Sur les chantiers d’Aberdeen on utilise la pile à combustible.

– Power-to-gas –

  • World Energy Council: L’hydrogène identifié comme clé du développement de l’éolien offshore en Mer du Nord.
  • Un projet industriel avec Kawasaki Heavy Industries pour exporter l’hydrogène Australien vers le Japon.

– Business –

  • Nikola Motor bénéficie d’un investissement de €10 millions de la part de Wabco
  • McPhy voit son chiffre d’affaire augmenter de 34% en 2017.
  • Global Automotive Partners et H2 Energy Deutschland GmbH créés une joint-venture pour l’utilisation de l’hydrogène en Allemagne.
  • Toyota franchit la barre des 3 000 ventes de véhicules à pile à hydrogène Mirai en Californie.

– Politique –

  • Royaume-Uni: Le gouvernement envisage les trains à hydrogène pour les lignes de campagne.
  • Europe: Deuxième phase du Projet JIVE lancé ce 25 Janvier.
  • L’Australie débloque €20 millions pour développer l’H2 afin d’exporter les énergies du pays.
  • L’Australie dévoile son étude sur l’exportation d’un H2 vert issue du solaire.
  • La Chine prévoit de construire une ville de l’hydrogène à Wuhan.
  • La Californie débloque €2,5 billions pour développer les recharges électriques et les stations hydrogène. 200 stations sont prévues pour 2025.
  • Le Canada se lance aussi dans l’hydrogène avec la commercialisation de la Mirai.

– Technologies –

  • Un four solaire pour produire de l’H2.
  • Un catalyseur à base de ruthenium prometteur pour l’électrolyse de l’eau.
  • Du graphène pour améliorer l’électrolyse solaire.
  • Un catalyseur pour diminuer les émissions de CO2 du réformage (production d’H2 avec du méthane).
  • Powercell dépose un brevet pour un catalyseur améliorant l’efficacité des PaC utilisant de l’H2 réformé.

– Presse –

  • France info parle de l’hydrogène avec le PDG d’Air Liquide.

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K.H.

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HyFacts #2: Le FCH-JU souhaite la bonne année avec €73,2 millions d’appel à projets.

– Mobilité – 

  • PowerCell and Volvo Cars projettent d’équiper un XC90 avec un prolongateur d’auonomie de 20 kW.
  • Lexus dévoile le LF-1 Limitless avec un choix de 5 motorisations dont l’hydrogène.
  • Hydrogenious (station hydrogène LOHC) signe un partenariat avec Broad-Ocean Motor pour se développer en Chine.
  • 8 stations H2 installées en Suède d’ici 2020.
  • Une Toyota Mirai rentre en service dans une flotte de taxis à Dubai.

    Le nouveau modèle de Lexus: LF-1 Limitless

– Power-to-gas –

  • Achat d’un électrolyseur pour le projet d’hydrogène vert à Orkney (U.K.).
  • Un projet Wind to H2 de 20 MW aux Pays-Bas.
  • Lancement du projet REFHYNE, l’électrolyseur le plus puissant du monde (10 MW). L’objectif est d’alimenter une raffinerie d’hydrocarbures en Rhénanie (Allemagne).

– Finance & Entreprise –

  • L’action Ballard gagne 167% en 2017 suite à un bilan financier encourageant, de sérieux prospects avec l’armée américaine et des améliorations significatives de leur pile.
  • Le FCH-JU lance son appel à projet annuel. En 2018, €73,2 millions sont aloués.
  • Hydrogenics reçoit une commande de $7,8 Millions de pile à combustible en Chine.

– Technique –

  • Le HTAC (Comité technique de l’H2 et des PaC des Etats-Unis) publie son rapport annuel.

– Presse –

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K.H.

Carbon Wars #1: Histoire et définition

Définition

Selon la Banque Mondiale, « donner un prix au carbone contribue à faire peser le poids des dommages découlant des émissions de gaz à effet de serre (GES) sur ceux qui en sont responsables et qui sont en mesure de les faire baisser ».
Il existe deux principaux types de mécanisme pour fixer ou faire émerger un prix du carbone :

  • Les taxes carbone :

La taxe carbone est une taxe ajoutée au prix de vente de produits ou de services en fonction de la quantité de gaz à effet de serre, émis lors de leur utilisation. (INSEE)

  • Les systèmes d’échange de quotas soit le concept de marché du carbone:

Ils consistent à attribuer un prix aux droits à émettre des GES afin d’inciter des acteurs – États ou entreprises – à réduire leurs propres émissions en échangeant entre eux des « droits à polluer ». Un « quota » correspond généralement à l’autorisation d’émettre une tonne d’équivalent de dioxyde de carbone (CO2e) et constitue un étalon communément accepté pour les échanges.

  • Autres concepts de prix carbone

(Dé)Valorisation d’actifs : Un prix du carbone appliqué au stock existant de capital et un autre appliqué aux nouveaux investissements à bas carbone.

Corridor Carbone : Un prix minimum de 15 à 20 $/tonne CO2 avant 2020 et un prix cible de 60 à 80 $/tonne CO2 en 2030/2035.

Mécanisme de développement propre : Une entreprise d’un pays développé investit pour un projet de développement à faible intensité carbone dans un pays en voie de développement. L’entreprise rapatrie la valeur financière des émissions de CO2  évitées par rapport à un projet similaire intense en carbone. Il peut aussi polluer lui-même dans les proportions de ce que son investissement a évité.

L’objectif

La Commission de haut niveau sur le prix du carbone décidée à la COP 22 de Marrakech, en novembre 2016, a présenté son rapport le 29 mai 2017 : pour atteindre l’objectif de 2 degrés de réchauffement fixé par l’Accord de Paris sur le climat, le prix de la tonne de carbone devra dépasser 40 dollars en 2020 et tendre ensuite vers les 80 dollars ; selon les experts de cette commission coprésidée par Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, et Nicholas Stern, ancien vice-président de la Banque mondiale, ce prix devra être compris entre 50 et 100 euros la tonne dès 2030.

Historique

L’idée de donner un prix au carbone était déjà présente en 1992 au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro. Le protocole de Kyoto de 1997 prévoyait l’instauration d’un marché du carbone mais par manque de détail sur l’application de ce marché il a fallut attendre les Accords de Marrakech en 2001 pour débuter le processus.

Ce système était inspiré d’un outil américain développé dans les années 1990 afin de contrôler les émissions de dioxyde de soufre, qui avait permis de diviser par deux ces émissions en quelques années. Le changement d’échelle de cet outil (passage de 2000 à 12000 acteurs concernés) a rendu la mise en œuvre difficile d’autant plus qu’au départ, l’Union européenne a émis trop de quotas puis a été victime de la crise économique de 2008, si bien que la plupart des installations se sont trouvées excédentaires, et le prix du carbone s’est effondré : il fluctue entre 5 à 7 €/tonne CO2 depuis 2012. A cela s’ajoutent de nombreuses fraudes : fraudes à la TVA, vols de quotas, installations qui ferment mais qui conservent leurs allocations, ainsi que des détournements du « mécanisme de développement propre ».

Dans le sillage de l’UE, plusieurs pays ont lancé leurs propres initiatives comme la Chine, l’Afrique du Sud et le Mexique. La Norvège fait figure de bon élève puisqu’elle possède une taxe carbone depuis 1991, et environ la moitié de l’ensemble de ses émissions de GES sont compensées à l’heure actuelle.

L’état de l’art du prix carbone à travers le monde sera traité dans un article dédié. Coming soon…

K.H.

Carbon Wars #0: Générique…Ca tourne!

EnerKa vous propose de comprendre ensemble les enjeux, l’historique et les mécanismes du prix carbone. Clés de voûte de la transition énergétique ou dernier jouet de la Finance internationale? Au programme, une série d’une dizaine d’articles pour présenter le prix carbone, l’analyser et en saisir sa complexité avec quelques cas concrets. Le dossier CARBON WARS nous permettra d’y voir plus claire.

Mais avant tout, rien de tel que l’humour pour traiter des sujets sérieux:

En ce début de XXIème siècle, l’humanité fait face à la menace du changement climatique. En réponse, un corps d’élite, le GIEC, est formé par les Nations Unies pour éclairer l’opinion sur l’état du problème. Ces experts affirment que les émissions de CO2 dues aux activités humaines sont la source du changement climatique. Le prix de l’inaction s’annonce extrêmement élevé (inondations, ouragans, sécheresses, migrations de masse,…).

Pour rester sous la barre des 2°C de réchauffement global, les Etats se sont engagés à des réductions de CO2 mais l’ensemble est encore insuffisant. Alors que la situation semble bloquée, les idées se multiplient et certaines resurgissent avec force, comme le prix carbone. Ce prix, imposé par les Etats, permettrait d’orienter les choix financiers des acteurs vers des stratégies plus sobres en émissions de CO2. La mise en place de ce prix fait l’objet d’affrontements entre les lobbies des énergies fossiles, ceux des ENR, les ONG et les Etats. Entre la loi du marché, les enjeux stratégiques, les fraudes et l’intérêt commun, Energy Vision décide de consacrer un série d’articles pour mieux saisir les leviers et les enjeux de ce prix carbone.

K.H.

HyFacts 2018 n°1: Hyundai sort le grand jeu à Las Vegas

  • Hyundai dévoile le remplaçant du ix35 au CES 2018 de Las Vegas.
  • Kenworth concurrence Toyota sur le marché du poids lourd à hydrogène.
  • D’après une étude KPMG, les dirigeants de l’industrie automobile voient les véhicules pile à combustible comme la tendance n°1 jusqu’en 2025.
  • McPhy annonce avoir remporté un contrat pour une station H2 dédiée à la flotte de Cofely (Engie)
  • L’Algérie envisage une synergie entre le solaire et son réseau de gaz pour développer l’hydrogène.
  • Engie nomme Michèle Azalbert à la tête de la Business Unit Hydrogène renouvelable.
  • Le Grand Chambéry investit dans des vélos à hydrogène couplés à de l’électricité renouvelable.
  • Les utilisateurs des chariots élévateurs PlugPower dépassent les 10 millions de pleins.

Avec son autonomie de 241 km, le Kenworth T680 Fuel Cell sera testé en conditions réelles sur les ports de Los Angeles et de Long Beach

Ca chauffe pour les Océans!

En cinquante ans, la proportion de zones des océans dépourvues d’oxygène a plus que quadruplé, avec pour conséquence l’asphyxie de la faune marine.

Le principal poumon de la Terre n’est pas la forêt amazonienne mais l’océan. Le phytoplancton présent dans l’eau produit plus de la moitié de l’oxygène que nous respirons. Mais, de plus en plus, nos océans suffoquent.

Selon une étude parue le 5 janvier  dans la revue Science et  relayée par le CNRS, l’océan a perdu 2 % de son oxygène au cours des cinquante dernières années.

Cette étude – menée par le Global ocean oxygen network, un groupe de travail créé en 2016 par la Commission océanographique intergouvernementale de l’Unesco – est la première à analyser si largement les causes, les conséquences et les solutions à la désoxygénation à travers le monde.

Quel est le constat ?

Les zones de haute mer où la teneur en oxygène est minimale ont augmenté d’une superficie équivalente à celle de l’Union européenne (4,5 millions de km2). Pire, les zones mortes, totalement privées d’oxygène, ont plus que quadruplé au cours de la même période.

Les eaux côtières ne sont pas épargnées. Plus de 500 zones présentent une concentration d’oxygène inférieur à 2 mg/litre, le seuil souvent utilisé pour délimiter l’hypoxie. Avant 1950, moins de 10 % de ces sites souffraient d’hypoxie.

Les zones de l’océan et des côtes avec de faibles teneurs en oxygène ou avec une teneur déclinante. – R. Diaz/réseau GO2NE/World Ocean Atlas 2009

Pourquoi la teneur en oxygène décline ?

D’après les chercheurs, ce déclin est directement lié à l’activité humaine. En haute mer, le changement climatique, dû aux gaz à effet de serre, est le principal responsable. L’eau se réchauffe trop en surface et empêche l’oxygène d’atteindre les profondeurs de l’océan (l’eau chaude étant moins « lourde » que l’eau froide).

Sur les côtes, la production agricole (phosphates et nitrates issus des engrais) et le rejet des eaux usées sont directement en cause. Le milieu reçoit trop de nutriments, trop rapidement, avec pour conséquence une multiplication des algues et des bactéries. Ces dernières se nourrissent de cet excès de nutriment et consomment progressivement tout l’oxygène des eaux profondes.

Quelles répercussions sont à craindre ?

S’il fallait le rappeler, « l’oxygène est fondamental à la vie dans les océans », souligne Denise Breitburg, écologue marin et principal auteur de l’étude dans « The Independent ».

Dans les zones mortes, beaucoup d’animaux meurent asphyxiés. Comme les poissons évitent ces zones, leur habitat se réduit et ils se retrouvent plus exposés aux prédateurs et à la pêche.

Même dans les zones où l’on constate seulement une petite baisse en oxygène, cela peut freiner la croissance des espèces, entraver leur reproduction et entraîner des maladies.

«Cela montre la pression qui est exercée sur nos océans, insiste Lyndsey Dodds, responsable de la politique marine du Royaume-Uni au WWF. On entend beaucoup parler de la pollution plastique et de la surpêche mais ce problème suscite moins l’attention malgré son impact potentiellement catastrophique. »

Cette mort de la vie marine menace directement les bénéfices que l’homme tire des océans. L’économie bleue est responsable de plus de 350 millions d’emplois à travers le monde et pourrait générer jusqu’à 920 milliards de dollars de retombées économiques d’ici à 2050, comme le rappelait le WWF en 2015.

Source: Les Echos

Quand Ecologie et Economie travaillent ensemble

Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a annoncé lundi un « changement d’échelle » de la transition énergétique, avec un « quasi » doublement des appels d’offres sur le solaire.

« Avec (le ministre de l’Économie) Bruno Le Maire, nous sommes en train de préparer un accélérateur de la transition écologique, et notamment de la transition énergétique, pour changer d’échelle », a déclaré M. Hulot lors d’une visite de parc éolien à Juillé (Sarthe). « On va changer d’échelle dans les appels d’offres, que l’on va quasiment multiplier par deux sur le solaire. On va changer d’échelle en essayant de rendre acceptable tous ces projets et de sortir d’une position conflictuelle », a-t-il ajouté.

Le ministre a indiqué vouloir faire « de la pédagogie » pour que les Français « voient les bénéfices » des énergies renouvelables, notamment « en développant l’autoconsommation », « pour qu’à terme chaque territoire, chaque citoyen, s’il le décide, puisse produire sa propre énergie pour sa propre consommation ».

A Juillé, M. Hulot a ainsi visité un parc de six éoliennes financé par la coopérative agricole des Fermiers de Loué et dont la production est censée couvrir la consommation d’électricité des 1 100 éleveurs de la filière en Sarthe et Mayenne. « L’agriculture doit être partie prenante de la transition énergétique », a relevé M. Hulot. « L’agriculture a pu être, en matière climatique, un problème. Elle peut aussi être une solution » en permettant « la diversification de notre mix énergétique », a-t-il ajouté. « Il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. L’avenir de l’énergie, c’est la diversité », a affirmé le ministre, en tenant une boîte d’oeufs de Loué à la main.

Interrogé sur le nucléaire, il a affirmé qu’il y aurait « évidemment une baisse précise » de la part de l’atome dans la feuille de route énergétique de la France d’ici à 2023 (baptisée PPE pour programmation pluriannuelle de l’énergie). « Cela fait partie des quatre piliers de la transition énergétique. Qu’on soit pour ou contre le nucléaire, il y a un consensus: il faut en réduire la part », a-t-il déclaré.

« La grande différence, c’est que je mets en oeuvre la réduction du nucléaire. Jusqu’ici, il n’y a pas un pas qui avait été fait », a ajouté le ministre. « Chemin faisant, on verra jusqu’où on doit aller. Mais les 50% (de part du nucléaire) restent un des quatre piliers de la transition énergétique », a rappelé M. Hulot.

2018: Une année en pleine forme sur les questions de fond!

Après une courte pause pour les fêtes et autres projets, l’équipe (unipersonnelle) d’Energy Vision Blog, vous souhaite à tous, actuels et futur lecteurs, une belle année 2018!

Du côté de la rédaction d’Energy Vision, les bonnes résolution seront de publier régulièrement des relais d’actualité mais aussi et surtout des articles de fond pour comprendre et donc agir au mieux pour la transition énergétique!

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