La bataille de l’Arctique

La semaine dernière la production de gaz naturel liquéfié (GNL) a commencé sur la première ligne de production du mégaprojet Yamal. Toujours dans l’Arctique, l’Etat Norvégien a accordé la semaine dernière un permis d’exploitation en mer de Barens au pétrolier national Statoil. Ces deux annoncent font monter l’inquiétude (et la colère) dans les ONG environnementales qui ont poursuivi l’Etat Norvégien pour sa décision.

Est-ce le signe annonciateur de la fin de l’immunité Arctique? A vrai dire l’Arctique a encore l’espoir d’en réchapper pour plusieurs raisons. D’abord, l’intérêt financier de tels projets est limité car le coût d’exploration et d’exploitation est très important. Ce genre de projet fait d’ailleurs souvent l’objet de consortium complexe entre les Etats et plusieurs compagnies pétrolière afin de diminuer le risque financier. Ensuite, les conditions météo sont particulièrement difficiles ce qui rend le niveau technique et technologique de ces installations très exigent, causant du délai et des prévisions de production difficiles. Enfin, la mobilisation des ONG est très forte sur la thématiques des nouvelles explorations dans ce secteur. On se souviendra notamment de la campagne de GreenPeace contre Shell qui avait été conclue par l’abandon du pétrolier de son projet de forage dans l’Arctique.

Cependant toutes ces raisons sont relatives au prix de baril. Aujourd’hui la conjoncture rend l’or noir (et donc le gaz) bon marché à 57$ le baril de BRENT, ce qui limite les investissements, mais combien de temps tiendra le Grand Nord quand le baril reprendra 3 chiffres? Une crise au moyen orient à court terme ou un peak oil à moyen terme suffirai à relancer les explorations ambitieuses sous les banquises quasi-éternelles du pôle Nord.Résultat de recherche d'images pour "gisement arctique"

Source carte: Le Figaro

K.H.

Le contrat de transition écologique fait (presque) consensus.

Présenté aux élus le 20 septembre à la Conférence des villes, le CTE (contrat de transition écologique) a été commenté par le Cese (Conseil économique, social et environnemental) dans le cadre de sa saisine sur les modalités d’organisation et d’animation de la transition écologique à l’échelon local. Ces contrats seront expérimentés sur une quinzaine de territoires début 2018 avant la présentation de la doctrine définitive à la conférence des territoires en décembre prochain.

Les conclusions du Cese préconisent un “cadre pérenne” pour donner le temps aux territoires de mener à bien les projets ainsi que des objectifs “ambitieux” avec des “indicateurs précis” pour susciter l’adhésion des territoires. Le CLER (Réseau pour la transition énergétique) et la FNE (France Nature Environnement) partagent largement ces recommandations mais auraient aimé aller plus vite :”Il ne faut pas se cantonner à l’expérimentation et le proposer d’emblée à l’ensemble des territoires qui sont prêts“, estime le CLER. L’aspect financier est aussi l’objet de divergences puisque l’Etat n’a pas prévu de fonds spécifiques comme le demande le Cese “pour les rendre crédibles et attractifs“, mais simplement la création d’un guichet unique rassemblant les financement existants. Le Cese va même plus loin et propose des contrats d’objectifs assortis d’un dispositif de versements proportionnels en fonction des objectifs atteints.

Enfin, face aux évolutions que la transition écologique va engendrer sur les bassins d’emplois, le Cese alerte sur l’importance du volet social. Pour ne pas oublier cette composante, le Cese propose d’ailleurs de rebaptiser ces contrats “contrat de transition écologique et solidaire” (CTES). Cette recommandation reçoit un échos favorable du ministère qui entend bien suivre la ligne de son ministre “la transition écologique sera solidaire ou ne sera pas.”.

Pour d’information sur les recommandations du Cese:
http://www.lecese.fr/travaux-publies/la-transition-ecologique-et-solidaire-lechelon-local

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Karel Hubert