JH2: Appel à projet hydrogène

En mai 2016 Ségolène Royal lançait un AAP (Appel à projet) pour les projet liés à l’hydrogène énergie. Cet AAP s’incrivait dans la dynamique du plan NFI (Nouvelle France Industrielle) et s’adressait aux territoires français afin qu’ils soient des acteurs privilégiés de la transition énergétique. Selon le communiqué:
« Cet appel à projets fonctionnera comme un guichet unique vers les différents dispositifs d’aide existants (européens, nationaux, locaux), faisant bénéficier aux lauréats d’un comité de suivi dédié regroupant l’ensemble des financeurs publics (Programme des investissements d’avenir, ADEME, BPI France, Caisse des Dépôts et Consignations, représentants régionaux,…) afin d’accélérer le montage et le financement des projets »

Lors des Journées hydrogène dans les territoires, Florence Lambert (Directrice du CEA Liten et responsable de la partie Stockage de l’énergie du plan NFI) a annoncé qu’officieusement plus de 100 projets avaient été soumis dans le cadre de cet AAP. Ce chiffre dépasse les espérances du gouvernement qui s’attendait à une participation moins dynamique des territoires. Les sélections des lauréats se dérouleront du 4 au 15 Juillet 2016 sans que nous ne sachions toutefois combien de projets seront retenus.

Mme Lambert a conclu sont intervention en annonçant que le plan NFI prévoyait un déploiement de 100 stations pour un total de 1000 véhicules à l’horizon 2020.

L’AAP en question est téléchargeable ici

Les JH2: Les Bus hydrogène

Benoit FOURNAUD du Cluster H2 Bus France a présenté l’état du déploiement des bus en France avec plusieurs chiffres à l’appuie. Il a été notamment précisé que dans ce marché, les utilisateurs souhaitaient avoir une bonne visibilité sur la maintenance de leurs flottes puisqu’ils se chargeaient eux-même de cette étape contrairement à des voitures individuelles qui bénéficieraient d’une maintenance en garage.

Côté chiffre il a été avancé qu’un bus de 12 mètre se vend aujourd’hui à un prix de 650 k€ alors que ce même bus se vendait 1 M€ en 2010. De même que pour les stations, les bus bénéficient d’une subvention à l’achat de 200 k€ ce qui ramène le prix de vente à 450 k€ par bus.

Bien qu’aucun bus ne roule actuellement en France, la ville de Cherbourg et l’agglomération Grenobloise se sont manifestée pour bénéficier de ces subventions et ainsi rajouter deux flottes à la centaine de bus en circulation en Europe.

De son côté François SAVOYE, qui représantait le LUTB (Lyon Urban Truck & Bus), a fait part de son analyse en comparant les deux technologies électrique (batterie et hydrogène). Il en ressort que la batterie manque de flexibilité opérationnelle à cause de son temps de recharge long et de sa faible autonomie. Le point le plus avantageux pour l’hydrogène étant le maintient d’une charge utile et d’un volume de chargement compétitif pour le transport de marchandise. Il a d’ailleurs été annoncé que l’expérimentation terrain du Maxity (transport léger de marchandise réalisé par Symbio FCell et Renaut Trucks) allait être prolongée compte tenu des résultats positifs accumulés lors de cette première année de test.

 

Bus fabriqué par Solaris pour la ville de Hambourg

 

Les JH2: Les stations H2

Actuellement, une commune ou une entreprise souhaitant s’équiper d’une station H2 350b est face au prix et subventions suivant:

Capacité*

Coût total Subvention U.E Subvention  Région Reste à payer

20 kg/jour

275 k€ 137 k€ 55 k€

82 k€

50 kg/jour 558 k€ 279 k€ 111 k€

167 k€

*Il est estimé qu’une voiture individuelle consomme 1kg d’H2 / 100 km.

Les subventions européennes et régionales couvrent actuellement 70% du prix d’une station, ce qui reste un investissement lourd pour les territoires.

Afficher l'image d'origine

Station hydrogène de Saint-Lô (Manche)

Les journées hydrogène dans les territoires (Les JH2)

Le 29 et 30 Juin s’est tenu à Grenoble le rassemblement annuel des Journées hydrogène dans les territoires. Organisées par l’AFHYPAC et Grenoble Alpes Métropole cet événement a permis aux différentes communes et régions intéressées ou impliquées dans l’hydrogène de se rencontrer et d’échanger entre elles mais aussi avec les professionnels du secteur.
Parmi les participants étaient présents l’Agence Régionale de Développement de Franche-Comté, le Conseil régional Bourgogne-Franche-Comté, le Conseil départemental de l’Isère, le Conseil régional de Normandie, la Communauté d’agglomération du Grand Dole, Grenoble Alpes Métropole, le Conseil régional Rhône-Alpes Auvergne, le Grand Port Maritime de Marseille et Eurometropole de Strasbourg.

Une série d’articles va permettre d’approfondir les grands points abordés lors de ces deux jours et de faire un état de l’art du secteur de l’hydrogène en France.

Concours ZOOM Innovation

La semaine dernière le jury du concours ZOOM Innovation de l’Encyclopédie de l’Energie présidé par Gérald Dulac désignait deux articles lauréats parmi les 11 rédigés par des étudiants de l’école d’ingénieur de l’ENSE3 et de GEM (Grenoble Ecole de Management). Ce concours fut organisé par l’association de l’Encyclopédie de l’Energie et Junior Conseil (ENSE3) en partenariat avec Tenerrdis, Grenoble-Alpes Metropole et EDF. L’objectif était double puisqu’il a permis d’impliquer les étudiants dans la rédaction de cette encyclopédie tout en leur permettant de mieux connaître l’innovation et les start-up novatrice de Rhône Alpes.

Les deux lauréats ont chacun reçu un prix pour leur article:

  • Hugo Le Boulzec (ENSE3) à reçu le prix «Innovations énergétiques et attractivité du territoire» remis par Anne-Elisabeth Cotte (Grenoble-Alpes Metropole) pour son article «Les pico-turbines hydrauliques : Application aux réseaux de distribution d’eau»
  • Karel Hubert (GEM) à reçu le prix «Innovations et transition énergétique» remis par Pierre Mothes (EDF) pour son article «Le stockage d’énergies renouvelables sous forme d’hydrogène pour sites isolés»

L’Encyclopédie de l’Energie est une encyclopédie en ligne dédiée à la démocratisation des concepts et notions du monde de l’énergie. Elle est composée d’articles rédigés par des spécialistes couvrant autant les aspects technologiques, économiques que sociaux et ce, pour toute les formes d’énergie.

Total et le stockage

Dans la transition énergétique un intérêt croissant est attribué aux technologies de stockage de l’électricité. On ne s’étonne donc pas de voir des fournisseurs d’électricité comme Engie investir dans la société californienne Green Charge Networks à auteur de 80% du capital. Cependant cela surprend plus d’apprendre l’acquisition du fabricant français de batteries Saft par Total pour un montant de 950 millions d’euros. On peut se demander quel intérêt le groupe pétrolier a-t-il dans cette acquisition qui l’éloigne de son core business.

Sachant que le groupe Saft fournit des batteries pour les applications stationnaires mais aussi pour les véhicules électriques, certainement que Total fait d’une pierre deux coups à travers cette acquisition. D’un côté il s’achète une expertise sur un marché en pleine expansion qui saura servir les intérêts de sa filiale SunPower (racheté en 2011) et d’un autre côté il garde le contrôle sur les activités de mobilité électrique de Saft. Ce marché de la voiture électrique est une menace pour Total qui ne souhaite pas alimenter les flottes automobiles avec des électrons mais bien avec des hydrocarbures (fossile et renouvelables). La question reste cependant en suspens: Total va t’il utiliser l’expertise mobilité de Saft pour ouvrir sa stratégie vers ce marché ou bien va t’il la mettre sous scellé en espérant freiner l’expansion de cette concurrence?

Processing, Please wait…

Ce blog est en cours de création.

Les pages permanentes sont en cours d’élaboration et le blog s’orientera progressivement vers des articles et des commentaires de l’actualités énergétique.

Merci de votre patience, revenez bientôt !

Karel Hubert